COMMUNIQUé DE PRESSE DU 10 MAI 2010 (FR ET ALL)
Collectif « Si je veux - pour l'autodétermination de la femme »
Communiqué de presse 10 mai 2010
Campagne en faveur de l'autodétermination de la femme et son droit de décision autonome en matière de santé sexuelle et reproductive
Suite à la présentation du projet de loi 6103 portant modification de l'article 353 du Code pénal concernant l'interruption volontaire de grossesse par le ministre François Biltgen à la Chambre des député-e-s, le Cid-femmes a pris l'initiative de rassembler les personnes et organisations concernées pour lancer un vrai débat sur la question essentielle de l'autodétermination de la femme et de son droit de décision autonome en matière de santé sexuelle et reproductive.
L'appel fut suivi par une quarantaine de personnes, femmes et hommes, pourfendeurs des droits humains émérites ou jeunes décidés à défendre leurs droits, personnes privées et associations travaillant dans les secteurs de la famille et de la santé.
Le rassemblement créa le collectif et choisit comme nom le titre de la campagne du Planning familial de 2007 pour les droits sexuels et reproductifs : Si je veux. Une pétition fut lancée avec 100 signatures de personnalités luxembourgeoises ou demeurant à Luxembourg.
L'objectif du collectif « Si je veux - pour l'autodétermination de la femme » est de mener campagne pour une réelle amélioration de la loi actuelle dans l'intérêt des femmes et de leur santé, une campagne pour des cellules familiales fondées sur le choix libre et responsable et des enfants désirés et aimés.
Nous contestons avec véhémence :
- le maintien de la pénalisation de l'interruption volontaire de grossesse pour la femme;
- le maintien des indications pour des raisons de détresse d'ordre physique, psychique ou social qui limitent l'accès à l'IVG ;
- l'introduction d'une 2e consultation obligatoire dans un centre agréé ;
- le maintien d'une clause de résidence de trois mois.
Nous exigeons que toute femme, sans discrimination aucune, en cas de grossesse non-désirée et qui ne veut pas mener à terme cette grossesse:
- ait la garantie légale d'avoir, pendant un temps déterminé, accès à une IVG ;
- ait accès à une consultation préalable de qualité si elle le souhaite ;
- puisse profiter d'un accompagnement psycho-médical et d'un suivi post-IVG ;
- bénéficie d'un remboursement des frais par la Caisse Nationale de Santé.
Notre campagne vise le grand public mais aussi les professionnelles de santé et les décideurs politiques. Elle veut remédier au manque d'information sur la situation actuelle de l'IVG au Luxembourg et faire connaître les conditions légales et médicales.
Il importe au Collectif de lancer un débat pour sensibiliser l'opinion publique et
- prendre en compte du droit des femmes à décider librement de leur corps ;
- dénoncer les inégalités sociales générées par la loi actuelle ;
- abandonner l'hypocrisie et les tabous qui nous empêchent de traiter les questions de santé sexuelle et reproductive avec efficacité et dans l'intérêt de la génération actuelle et future.
Le Collectif invite à une soirée cinématographique le 19 mai à 19h au Cinéma Utopia. Dans son documentaire « Par conviction », la réalisatrice Julie Frères donne la parole aussi bien aux pourfendeurs d'une libéralisation de l'IVG au Portugal en 2007 qu'à ceux et celles qui mènent campagne contre. La projection du film est suivie d'un débat avec la réalisatrice, une sage-femme, un philosophe et une représentante de l'Eglise. Le film est en VO avec sous-titrages en français.
Kollektiv „Si je veux - für die Selbstbestimmung der Frau"
Pressemitteilung 10. Mai 2010
Kampagne für das Recht auf Selbstbestimmung und Entscheidungsfreiheit der Frau in Fragen der sexuellen und reproduktiven Gesundheit
Nachdem Minister Biltgen den Gesetzesvorschlag 6130 zur Reform des Artikels 352 des Strafgesetzbuches über den Schwangerschaftsabbruch in der Abgeordnetenkammer vorgestellt hatte, kamen auf Initiative des Cid-femmes Privatpersonen und Organisationen zusammen mit dem Ziel, eine Debatte über die grundlegende Frage nach Selbstbestimmung der Frau und ihr Recht auf autonome Entscheidung in Fragen der sexuellen und reproduktiven Gesundheit anzustoßen.
Dem Aufruf folgten etwa vierzig Personen, darunter Frauen und Männer, Verfechter der elementaren Menschenrechte, junge Menschen, die ihr Recht auf Selbstbestimmung verteidigen wollen, Privatpersonen und Vereinigungen, die im Bereich Familie und Gesundheit tätig sind.
Das Kollektiv, das aus dieser Versammlung hervorging, benennt sich nach der 2007 vom Planning Familial organisierten Kampagne für sexuelle und reproduktive Rechte: Si je veux. Eine Unterschriftenaktion, unterstützt von 100 Persönlichkeiten aus Luxemburg, wurde gestartet.
Das Kollektiv „Si je veux - für die Selbstbestimmung der Frau" hat sich zum Ziel gesetzt sich öffentlich dafür zu engagieren, dass eine wirkliche Verbesserung des gültigen Gesetzes im Interesse der Frauen und ihrer Gesundheit zustande kommt. Diese Kampagne macht sich stark für Familien, die auf einer freien, verantwortungsvollen Wahl und einem bewussten Kinderwunsch gründen.
Wir protestieren aufs Schärfste dagegen, dass
- die strafrechtliche Verfolgung der Frauen bei einem gewollten Schwangerschaftsabbruch beibehalten wird;
- weiterhin eine Indikation (physische, psychische oder soziale Problemlage) vorliegen muss, was den Zugang zum Schwangerschaftsabbruch begrenzt;
- eine zweite, vorgeschriebene Beratung in einem dafür zugelassenen Zentrum eingeführt wird;
- die Residenzklausel von drei Monaten fortbesteht.
Wir verlangen hingegen, dass jede Frau, ohne Ausnahme, die eine ungewollte Schwangerschaft nicht austragen will
- innerhalb einer bestimmten Frist das gesetzlich festgelegte Recht auf Zugang zu einem Schwangerschaftsabbruch hat;
- auf eigenen Wunsch eine hochwertige Beratung im Vorfeld in Anspruch nehmen kann;
- eine medizinisch-psychologische Betreuung sowie eine Nachsorge im Anschluss an den Abbruch erhält;
- die Kosten von der nationalen Gesundheitskasse zurückerstattet bekommt.
Unsere Kampagne richtet sich an die breite Öffentlichkeit, an die im Gesundheitssektor tätigen Menschen sowie an die politischen EntscheidungsträgerInnen. Sie klärt über die aktuelle Situation des Schwangerschaftsabbruchs in Luxemburg auf und informiert über die rechtlichen und medizinischen Bedingungen.
Das Kollektiv will eine Debatte anstoßen, um die Öffentlichkeit zu sensibilisieren und
- das Recht der Frauen, selbst über ihren Körper zu bestimmen, einzufordern;
- die sozialen Ungleichheiten anzuprangern, die sich aus der aktuellen Gesetzeslage ergeben;
- mit Scheinheiligkeit und Tabus zu brechen, die es verhindern, Fragen der sexuellen und reproduktiven Gesundheit wirksam und im Interesse der heutigen und zukünftigen Generation anzugehen.
Das Kollektiv lädt zu einem Filmabend am 19. Mai im Kino Utopia ein. In ihrem Dokumentarfilm „Par conviction" lässt die Filmemacherin Julie Frères gleichermaßen die Befürworter wie die Gegner der Liberalisierung des Schwangerschaftsabbruchs in Portugal 2007 zu Wort kommen. An der anschließenden Debatte nehmen teil die Filmemacherin, eine Hebamme, ein Philosoph sowie eine Kirchenvertreterin. Der Film (VO portugiesisch) ist französisch untertitelt.